Chauffe-eau thermodynamique pour locaux professionnels

Cette page s’adresse aux responsables techniques et aux exploitants qui doivent produire de l’eau chaude sanitaire pour des vestiaires, des sanitaires ou une cuisine. Nous installons des chauffe-eau thermodynamiques dans les locaux professionnels, avec une équipe dédiée à la pompe à chaleur, en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60).

Le principe : une pompe à chaleur posée sur un ballon

L’appareil associe un ballon d’accumulation et une petite pompe à chaleur : le compresseur prélève des calories dans l’air et les transfère à l’eau du ballon, une résistance électrique prenant le relais quand la puissance thermodynamique ne suffit pas. Tout se joue là, entre la part assurée par la pompe à chaleur et la part assurée par l’appoint électrique.

Les performances se déterminent selon la norme NF EN 16147+A1, publiée le 10 janvier 2023. Pour les chauffe-eau d’une puissance thermique nominale inférieure ou égale à 70 kW et les ballons d’une capacité de stockage inférieure ou égale à 500 litres, le règlement délégué (UE) n° 812/2013 impose une étiquette portant le profil de soutirage déclaré (de 3XS à XXL), la classe d’efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau et le niveau de puissance acoustique. Deux appareils ne se comparent qu’à profil de soutirage identique.

Ce que nous installons

Local technique avec production d’eau chaude
  • la dépose de l’appareil remplacé, avec récupération du fluide lorsqu’il s’agit déjà d’un appareil thermodynamique ;
  • l’appareil et son ballon, en neuf ou en remplacement d’un ballon électrique ;
  • le raccordement hydraulique de l’appareil, avec son groupe de sécurité conforme à la norme NF EN 1487 ;
  • l’alimentation électrique de l’appareil : circuit dédié, protection et organe de coupure ;
  • l’évacuation des condensats : siphon, pente continue, protection contre le gel ;
  • le réseau aéraulique quand l’appareil est gainé : gaines isolées, percements de façade et pose des grilles extérieures ;
  • la mise en service : consigne, plages de fonctionnement, réglage du cycle anti-légionelle.

Nous travaillons toutes marques. L’entreprise détient l’attestation de capacité prévue à l’article R543-99 du code de l’environnement pour la manipulation des fluides frigorigènes.

Deux limites, dites d’emblée pour éviter les malentendus au moment du devis. Le mitigeur thermostatique placé en départ de distribution et le vase d’expansion sanitaire du réseau relèvent du lot plomberie : ils ne sont pas dans notre périmètre. Et en dehors de l’alimentation de l’appareil, nous ne réalisons pas de travaux électriques : ni tableau, ni éclairage, ni dépannage.

Trois configurations d’air, trois conséquences

C’est la décision qui pèse le plus sur le résultat : l’appareil refroidit et déshumidifie l’air qu’il traite, et la question n’est pas d’où vient la chaleur, mais où part le froid.

ConfigurationCe qu’elle apporteCe qu’elle impose
Sur air ambiantPose simple, pas de gaines.Le volume de local exigé par le fabricant, un local hors gel, et le refroidissement de la pièce assumé.
Gainé sur l’extérieurAucun effet sur la température du local technique.Des gaines isolées dans les limites de pertes de charge du constructeur, des grilles écartées pour éviter le court-circuit aéraulique, des performances qui suivent l’air extérieur.
Sur air extraitUne température d’air amont stable toute l’année, donc des performances régulières.Un raccordement qui ne dégrade pas les débits de ventilation réglementaires.

Si l’air vient d’un local chauffé, l’appareil consomme une chaleur déjà payée ailleurs : le gain sur l’eau chaude se retrouve en charge sur le chauffage. Un local non chauffé, ventilé et hors gel est la bonne implantation.

Sur air extrait, le point de vigilance est réglementaire. Dans les locaux à pollution non spécifique ventilés mécaniquement, l’article R4222-6 du code du travail fixe un débit minimal d’air neuf par occupant : 25 m³/h dans les bureaux et les locaux sans travail physique, 30 m³/h en restauration, vente et réunion, 45 m³/h dans les ateliers avec travail physique léger, 60 m³/h dans les autres ateliers. Le chauffe-eau ne doit pas faire tomber ces débits.

Eau chaude sanitaire et légionelle

Tuyauterie et organes de sécurité

Les températures

L’arrêté du 23 juin 1978, modifié par l’arrêté du 30 novembre 2005, s’applique notamment aux installations fixes d’eau chaude sanitaire des bâtiments de bureaux et des établissements recevant du public :

  • lorsque le volume total des équipements de stockage est supérieur ou égal à 400 litres, ballons de préchauffage exclus, l’eau doit être en permanence à une température supérieure ou égale à 55 °C à la sortie des équipements, ou portée au moins une fois toutes les vingt-quatre heures à une température suffisante, pendant la durée fixée en annexe de l’arrêté ;
  • lorsque le volume entre le point de mise en distribution et le point de puisage le plus éloigné dépasse 3 litres, la température doit être supérieure ou égale à 50 °C en tout point du réseau, à l’exception des tubes finaux d’alimentation des points de puisage, limités à 3 litres ;
  • aux points de puisage, la température maximale est de 50 °C dans les pièces destinées à la toilette et de 60 °C dans les autres ; dans les cuisines et les buanderies des établissements recevant du public, elle peut atteindre 90 °C en certains points, qui doivent être signalés.

Ces exigences semblent contradictoires : un réseau chaud contre la légionelle, une eau tempérée au robinet contre la brûlure. Elles se traitent par un mitigeur thermostatique en départ de distribution, posé par le lot plomberie, jamais en abaissant la consigne du ballon.

La surveillance en établissement recevant du public

L’arrêté du 1er février 2010, modifié par l’arrêté du 30 décembre 2022, s’applique aux installations collectives d’eau chaude sanitaire qui alimentent des points d’usage à risque, dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, pénitentiaires, les hôtels et résidences de tourisme, les campings et les autres établissements recevant du public. Le point d’usage à risque y désigne tout point d’usage accessible au public et pouvant produire des aérosols d’eau chaude sanitaire susceptible d’être contaminée par les légionelles. Les dénombrements en Legionella pneumophila doivent y rester inférieurs à la limite de qualité de 1 000 unités formant colonie par litre ; dans les services des établissements de santé qui accueillent des patients vulnérables, ils doivent être inférieurs à la limite de détection.

Ces contrôles sont à la charge du responsable des installations : dans les établissements de santé, température une fois par jour en sortie de production, une fois par semaine aux points d’usage à risque, analyses une fois par an ; dans les autres établissements concernés, température une fois par mois et analyses une fois par an. Cette surveillance est une obligation de l’exploitant et nous ne la réalisons pas.

Deux conséquences pour l’appareil. La production thermodynamique plafonne : au-delà de sa limite, la montée en température revient à l’appoint électrique, qui consomme comme une résistance. Et le cycle anti-légionelle du fabricant doit être réglé sur les obligations de l’établissement, jamais laissé au paramètre d’usine. La conformité ne se joue pas sur le seul appareil, mais sur l’ensemble production, stockage, distribution et puisage.

Dimensionnement, acoustique, fluide frigorigène

Le volume se choisit sur le besoin réel : nombre de douches et leur simultanéité, postes de lavage, horaires de pointe, temps disponible pour la remontée en température. Un ballon surdimensionné entretient de l’eau peu renouvelée et des pertes permanentes ; un ballon sous-dimensionné fait tourner l’appoint électrique en continu.

L’acoustique se traite avant la pose. L’article R1336-5 du code de la santé publique pose le principe ; l’article R1336-6 vise les activités professionnelles et ne déclenche la mesure d’émergence qu’au-delà d’un bruit ambiant de 30 dB(A) mesuré à l’extérieur ; l’article R1336-7 fixe les valeurs limites d’émergence globale à 5 dB(A) entre 7 h et 22 h et à 3 dB(A) entre 22 h et 7 h, avec un terme correctif nul au-delà de huit heures d’apparition cumulée : un appareil qui tourne longtemps ne bénéficie d’aucune tolérance. En pratique, éloignement des limites de propriété et des ouvrants, plots antivibratiles, aucune fixation sur cloison légère, gaines désolidarisées.

Le règlement (UE) 2024/573 impose des contrôles d’étanchéité aux équipements qui contiennent 5 tonnes équivalent CO2 ou plus de gaz à effet de serre fluorés inscrits à son annexe I, ou 1 kilogramme ou plus de gaz inscrits à la section 1 de son annexe II. Son article 5 en dispense les équipements hermétiquement scellés et étiquetés comme tels qui contiennent moins de 10 tonnes équivalent CO2 pour l’annexe I, ou moins de 2 kilogrammes pour la section 1 de l’annexe II, ce qui est le cas de la plupart des chauffe-eau thermodynamiques. Ce contrôle incombe à l’exploitant ; nous ne proposons pas de contrat d’entretien.

Ce que nous remettons

En fin de chantier, nous vous remettons deux documents :

  • le schéma de raccordement ;
  • le repérage et l’étiquetage de l’installation.

Nous contacter

Décrivez-nous le local, le besoin en eau chaude, la nature de l’établissement : nous revenons vers vous avec une proposition chiffrée. Demander un devis, ou écrire à contact@probatenergie.com. Nous répondons du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.