Portes automatiques et portails pour locaux professionnels
Vos entrées de magasin, de bureaux ou d’entrepôt sont motorisées. Nous posons et nous dépannons les portes automatiques pour piétons et les portails automatiques pour véhicules, toutes marques, avec leurs capteurs, leurs cellules et leurs asservissements. Notre équipe électricité intervient en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60).
Ce que nous faisons
- pose de portes automatiques pour piétons, coulissantes et battantes ;
- pose de portails automatiques pour véhicules ;
- fourniture du bloc-porte complet, ou de la motorisation seule lorsque le vantail en place est conservé : nous nous adaptons au chantier ;
- remplacement d’un opérateur en place, avec le réglage des dispositifs de détection du nouvel ensemble ;
- dépannage des portes et des portails automatiques, toutes marques.
Pour éviter un malentendu au moment du devis, voici ce que nous ne posons pas : portes télescopiques, portes à tambour, sas d’entrée et rideaux métalliques.
Nous réalisons également l’alimentation électrique de la porte : le circuit d’alimentation de l’opérateur, sa protection et son raccordement. En revanche, nous ne prenons pas en charge de travaux d’électricité générale, ni tableaux, ni éclairage, ni dépannage électrique isolé.
La partie courant faible fait la différence entre une porte qui fonctionne et une porte conforme :
- cheminements et câblage des commandes ;
- radars de mouvement et capteurs de présence, côté ouverture et côté fermeture ;
- cellules photoélectriques, protection des zones d’écrasement et de cisaillement ;
- boîtier de sélection de mode : automatique, sortie seule, ouvert permanent, verrouillé, passage réduit ;
- boutons-poussoirs, contacts à clé, commande manuelle de secours près de l’issue ;
- asservissement à l’alarme incendie, au contrôle d’accès et à l’interphonie ;
- réglage des dispositifs de détection et vérification de leur déclenchement à la mise en service.
Ce que dit la réglementation

Sur un lieu de travail
L’article R. 4224-13 du code du travail pose le principe : les portes et portails automatiques fonctionnent sans risque d’accident pour les travailleurs ; un arrêté fixe les caractéristiques des installations, nouvelles comme existantes, ainsi que leurs conditions de maintenance et de vérification. L’article R. 4224-12 ajoute que les portes et portails sont entretenus et contrôlés régulièrement ; lorsque leur chute peut présenter un danger, la périodicité des contrôles et les interventions sont consignées dans le dossier prévu à l’article R. 4224-17.
L’arrêté du 21 décembre 1993 sur les portes et portails automatiques des lieux de travail fixe deux obligations souvent ignorées :
- une vérification au minimum semestrielle : l’article 9 fixe une périodicité des visites au minimum semestrielle, adaptée à la fréquence d’utilisation et à la nature de la porte ;
- un livret d’entretien : toutes les interventions y sont consignées avec leur nature, leur date et le nom de la personne ou de la société intervenue. Ces documents sont joints au dossier de l’article R. 4224-17.
Ces deux obligations pèsent sur l’exploitant. Nous ne proposons pas de contrat d’entretien de portes automatiques : nous posons et nous dépannons ; la vérification périodique est à confier à un prestataire qui la contractualise.
Sur une porte coulissante pour piétons installée à neuf, le nombre et la hauteur des dispositifs de détection de présence dépendent de l’effort de poussée : au minimum un dispositif placé à 0,50 m du sol lorsque cet effort est inférieur à 15 daN ; au minimum deux dispositifs, l’un à 0,20 m et l’autre à 1,20 m, à partir de 15 daN. Lorsque la porte compte parmi les dégagements, une défaillance de l’alimentation en énergie doit soit entraîner une mise en position panique laissant les passages libres réglementaires, soit entraîner sa fermeture, la porte restant manœuvrable à la main. Ces règles figurent à l’article 4, dans la section consacrée aux installations nouvelles ; les installations existantes relèvent d’exigences distinctes du même arrêté.
Pour un portail destiné au passage de véhicules, l’article 2 ajoute, sur les installations nouvelles : un dispositif à sécurité positive qui interrompt immédiatement tout mouvement dangereux, un éclairement d’au moins 50 lux mesuré au sol dans la zone de débattement, et un feu orange clignotant visible de chaque côté, déclenché au moins 2 secondes avant le mouvement lorsque le portail est accessible au public.
Dans un établissement recevant du public
L’article CO 48 du règlement de sécurité contre l’incendie (arrêté du 25 juin 1980) encadre les portes de types spéciaux. Les portes à tambour automatiques ne sont autorisées qu’en façade ; les coulissantes et les battantes peuvent être admises à l’intérieur après avis de la commission de sécurité, lorsqu’aucun degré de résistance au feu n’est exigé.
La coupure de courant est le point à traiter en premier. Sans alimentation électrique, la porte doit se mettre en position ouverte et libérer la largeur totale de la baie : soit par un débattement vers l’extérieur d’au moins 90 degrés obtenu par simple poussée, soit par un effacement latéral obtenu par énergie mécanique intrinsèque, dans les conditions de la norme NF S 61-937. En cas de défaillance du dispositif de commande, l’ouverture est obtenue par un déclencheur manuel à fonction d’interrupteur placé à proximité de l’issue. L’article renvoie par ailleurs au DTU 39-4 pour les vitrages.
Ce même article impose enfin un contrat d’entretien pour toutes les portes automatiques. C’est une obligation de l’exploitant ; nous ne la prenons pas en charge.
Accessibilité
Deux arrêtés cohabitent, et ils ne demandent pas la même chose. L’arrêté du 20 avril 2017 s’applique aux établissements recevant du public lors de leur construction ; l’arrêté du 8 décembre 2014 s’applique à ceux qui sont situés dans un cadre bâti existant. Confondre les deux fait chiffrer une largeur de porte pour rien.
| Porte principale | Construction neuve (arrêté du 20 avril 2017) | Cadre bâti existant (arrêté du 8 décembre 2014) |
|---|---|---|
| Local ou zone pouvant recevoir 100 personnes ou plus | 1,40 m de passage utile | 1,20 m de passage utile |
| En dessous de 100 personnes | 0,90 m de largeur nominale, soit 0,83 m de passage utile | 0,77 m de passage utile |
Les deux textes demandent par ailleurs :
- un effort d’ouverture inférieur ou égal à 50 N, que la porte soit ou non équipée d’un dispositif de fermeture automatique ;
- des portes vitrées repérables ouvertes comme fermées, à l’aide d’éléments visuels contrastés par rapport à l’environnement immédiat ;
- pour une porte automatique : la détection des personnes de toutes tailles et une durée d’ouverture qui permet le passage des personnes à mobilité réduite. L’arrêté du 20 avril 2017 vise en outre les animaux d’assistance.
Sur une porte à plusieurs vantaux desservant 100 personnes ou plus, l’arrêté du 20 avril 2017 demande de plus que le vantail couramment utilisé offre 0,90 m de largeur nominale, soit 0,83 m de passage utile. La réglementation raisonne en passage utile, pas en largeur de baie.
Les références que vous verrez dans les devis
| Référence | Objet |
|---|---|
| NF EN 16005+A1 (mars 2024) | Blocs-portes motorisés pour piétons — Sécurité d’utilisation — Exigences et méthodes d’essai. Elle remplace la NF EN 16005 de décembre 2023, annulée, et couvre les coulissantes, les battantes, les pliantes et les tournantes. |
| NF EN 16361+A1 (décembre 2016) | Portes motorisées pour piétons — Norme de produit, caractéristiques de performance — Blocs-portes pour piétons, autres que de type battant, initialement conçus pour une installation avec un système de motorisation. Son annexe ZA la rattache au règlement (UE) n° 305/2011 : c’est elle qui ouvre le marquage CE. Les battantes en sont exclues. |
| NF EN 12978 (décembre 2024) | Portes et portails équipant les locaux industriels et commerciaux et les garages et blocs-portes pour piétons — Dispositifs de sécurité pour portes motorisées — Prescriptions et méthodes d’essai. Vise les cellules, les capteurs et les barres palpeuses. |
| NF S61-937-13 (décembre 2022) | Systèmes de sécurité incendie (SSI) — Dispositifs actionnés de sécurité (DAS) — Partie 13 : dispositif de verrouillage pour issue de secours. Elle concerne le verrouillage des issues de secours, donc le croisement avec le contrôle d’accès. Le renvoi de l’article CO 48 à la NF S 61-937 porte, lui, sur l’effacement latéral par énergie mécanique intrinsèque. |
Les normes NF sont en principe d’application volontaire. Deux exceptions ici : la NF S 61-937 s’impose là où l’article CO 48 y renvoie, et la NF EN 16361+A1 conditionne le marquage CE des blocs-portes qu’elle couvre.
Points d’attention avant de signer

- La déclaration des performances. Sur un bloc-porte neuf relevant de la NF EN 16361+A1, demandez-la, avec le marquage CE. Sur une motorisation posée sur un vantail existant, ces documents n’existent pas : c’est la notice de l’opérateur qui fait référence.
- Le détail des sécurités. Un devis sérieux indique le nombre de capteurs et les zones couvertes, à l’ouverture et à la fermeture. La mention « radar et cellule » ne dit rien.
- Le comportement hors tension et les modes. Faites écrire ce que fait la porte en cas de coupure et sur déclenchement de l’alarme incendie. Une entrée qui reste fermée sans courant est un problème d’évacuation. Définissez aussi qui peut passer la porte en « sortie seule » ou en « verrouillé », et où se trouve la clé.
- Le croisement avec le contrôle d’accès. Si la porte sert aussi d’issue de secours, le verrouillage doit relever d’un dispositif prévu pour cet usage, et non d’une gâche ajoutée après coup.
Les documents de fin de chantier
À la fin du chantier, nous remettons deux documents : le schéma de raccordement de l’installation, et le repérage des câbles et des organes, étiquetés sur place. La liste est courte parce qu’elle correspond à ce que nous remettons réellement.
Parler de votre projet
Décrivez-nous le site, le type de porte et le nombre de passages par jour. Nous contacter, ou écrire à contact@probatenergie.com. Voir aussi nos travaux d’électricité.
