Vidéosurveillance pour les professionnels
Cette page s’adresse aux responsables techniques et gestionnaires de locaux professionnels : bureaux, commerces, entrepôts, ateliers, parkings d’entreprise. Nous posons des systèmes de vidéosurveillance sur réseau IP en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60), avec une équipe dédiée à ce métier. Une telle installation n’est pas qu’un lot de câblage : elle engage juridiquement celui qui l’exploite.
Ce que nous posons
- Caméras IP alimentées par le câble réseau, en intérieur, en façade et sur mât.
- Fourniture complète du système : caméras, enregistreur, disques dédiés à l’écriture vidéo, onduleur et poste de visualisation.
- Câblage courant faible dédié : chemins de câbles, tirage, raccordement, repérage.
- Baie de brassage pour le réseau des caméras, ou raccordement sur la baie existante, avec recette par mesures des liens et, sur demande, remise du rapport.
- Fourniture et configuration des commutateurs, adressage IP et séparation du réseau des caméras d’avec la bureautique.
- Accès aux images à distance, avec des comptes nominatifs, lorsque vous le demandez.
Nous posons des caméras choisies selon votre cahier des charges et les équipements déjà en place. Si votre bâtiment relève d’un cadre qui impose des restrictions de fournisseurs, dites-le dès la consultation : nous adaptons le choix du matériel.
Deux régimes juridiques à ne pas confondre

Tout dépend de ce que l’objectif voit, caméra par caméra.
Voie publique et lieux ouverts au public : autorisation du préfet
Ces systèmes relèvent du titre V du livre II du code de la sécurité intérieure. L’article L. 251-1 en fait des traitements de données à caractère personnel, régis par ce titre, par le RGPD et par la loi du 6 janvier 1978. L’article L. 252-1 subordonne leur installation à une autorisation du représentant de l’État dans le département et, à Paris, du préfet de police, après avis de la commission départementale de vidéoprotection. L’autorisation vaut cinq ans, renouvelable ; les systèmes installés doivent être conformes aux normes techniques définies par arrêté du ministre de l’intérieur (L. 252-4). Hormis le cas d’une enquête de flagrant délit, d’une enquête préliminaire ou d’une information judiciaire, les enregistrements sont détruits dans un délai fixé par l’autorisation, qui ne peut excéder un mois (L. 252-5).
Est ouvert au public un lieu où chacun peut entrer : surface de vente, hall d’accueil, agence, parking ouvert à la clientèle. Un parking réservé au personnel relève du régime ci-dessous. La demande se dépose à la préfecture, formulaire Cerfa n° 13806*04.
Cas fréquent en commerce : couvrir les abords immédiats du bâtiment revient à filmer la voie publique. L’article L. 251-2 le permet aux commerçants, pour les abords immédiats de leurs propres bâtiments et installations, dans les lieux particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol, après information du maire de la commune et autorisation des autorités publiques compétentes. Bureaux, entrepôts et ateliers ne peuvent pas invoquer cette exception. La demande reste signée et déposée par l’exploitant : nous en préparons le dossier avec vous.
Locaux non ouverts au public : le RGPD s’applique seul
Réserves, ateliers, quais et espaces réservés au personnel ne sont pas ouverts au public : aucune autorisation préfectorale n’est requise et, comme le rappelle la CNIL, aucune formalité auprès d’elle n’est nécessaire. Les obligations du RGPD restent entières : base légale, registre des traitements, information des personnes, durée de conservation, droits exerçables. Un même site mélange presque toujours les deux régimes : surface de vente et quai de livraison partagent l’enregistreur, pas la procédure.
Le salarié n’est pas une cible
La CNIL est explicite : les caméras ne doivent pas filmer les employés sur leur poste de travail, sauf circonstances particulières. Sont aussi exclus les zones de pause, les toilettes, les locaux syndicaux et leurs accès. Les instances représentatives du personnel sont informées et consultées avant toute décision.
Affichage et information des personnes
Depuis le décret du 27 novembre 2023, c’est l’article R. 253-6 du code de la sécurité intérieure qui régit l’information du public : elle reprend les mentions du RGPD et passe par des affiches ou panonceaux comportant un pictogramme représentant une caméra. Quand le support ne peut pas tout porter, il indique au moins l’identité du responsable du système, les finalités poursuivies par le traitement et les droits des personnes concernées. Ce panonceau vaut pour la voie publique et les lieux ouverts au public ; ailleurs, l’information relève du RGPD et la CNIL en publie un exemple. Ces panneaux font partie de l’installation et sont souvent oubliés des devis.
Enfin, l’article 35 du RGPD impose une analyse d’impact en cas de surveillance systématique à grande échelle d’une zone accessible au public : elle incombe à l’exploitant, nous ne la réalisons pas.
Ce qui se décide avant le câblage
Voir n’est pas identifier
Ce qui compte n’est pas le nombre de mégapixels annoncé, mais la densité de pixels sur la zone utile, en pixels par mètre. Une caméra grand-angle qui couvre toute la surface montre un mouvement, mais ne permet ni de reconnaître un visage ni de lire une plaque. La norme NF EN 62676-4, « Systèmes de vidéosurveillance destinés à être utilisés dans les applications de sécurité — Partie 4 : directives d’application » (juillet 2023), couvre le choix, l’installation, la mise en service et les essais. Chaque caméra a donc un seul objectif : surveiller un flux, ou identifier à un point de passage. En infrarouge, l’image est en noir et blanc : pour identifier de nuit, éclairer vaut mieux qu’une caméra infrarouge seule.
Alimentation par le câble réseau
Elle est normalisée par l’IEEE 802.3, qui distingue quatre types : le type 1 (15,4 W au port, environ 13 W à la caméra), le type 2 (30 W au port, 25,5 W disponibles), puis les types 3 et 4, sur quatre paires (60 W, puis 90 W). Une caméra fixe se contente du premier niveau, une motorisée chauffée demande le deuxième. Piège classique, le budget global du commutateur : huit ports ne délivrent pas forcément 30 W en même temps. Autre limite : un lien cuivre se pose sur 100 m au maximum ; au-delà, il faut un point de reprise intermédiaire.
Stockage : la durée d’abord, les téraoctets ensuite
Le volume se calcule ainsi : débit de chaque caméra × nombre de caméras × durée de conservation. Une caméra qui produit 4 Mbit/s en continu occupe environ 43 Go par jour, soit 1,3 To sur trente jours. L’encodage H.265 et l’enregistrement sur détection le réduisent, mais la détection laisse des trous. Surtout, la durée est plafonnée à un mois et la CNIL indique qu’en règle générale, quelques jours suffisent : le stockage se dimensionne à partir de la durée retenue.
Une caméra est un équipement du réseau

L’ANSSI publie un guide dédié, « Recommandations sur la sécurisation des systèmes de contrôle d’accès physique et vidéoprotection » (version 2.2), à arbitrer avec votre service informatique :
- Remplacer les identifiants d’usine, sans réutiliser le même mot de passe partout.
- Cloisonner le réseau, pour qu’une caméra ne dialogue qu’avec l’enregistreur.
- Chiffrer les flux d’administration et la remontée vidéo quand c’est possible.
- Rendre inaccessibles les ports USB ou série.
- Authentification nominative, mises à jour, journalisation des opérations.
Une caméra extérieure est aussi une prise réseau accessible depuis la rue. L’accès aux images à distance est possible et nous le mettons en place : comptes nominatifs, droits limités à ce que chacun a besoin de voir, règles d’ouverture arrêtées avec votre service informatique.
Points d’attention avant de signer
- Le devis précise-t-il, caméra par caméra, la zone couverte et l’objectif visé ?
- La durée de conservation est-elle écrite, et le stockage dimensionné pour elle ?
- Pour les zones ouvertes au public, qui dépose la demande d’autorisation préfectorale ? Une mise en service sans cette autorisation y est irrégulière.
- Les panneaux d’information sont-ils compris dans le devis ?
- Est-il écrit qui détiendra les comptes administrateurs après la mise en service ?
Parler de votre site
Décrivez les locaux et les zones à couvrir : nous revenons vers vous avec une proposition. En fin de chantier, nous remettons le schéma de raccordement et le repérage de l’installation.
Demander un devis ou écrire à contact@probatenergie.com.
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