VRV et DRV : le débit de réfrigérant variable pour les bâtiments professionnels
VRV et VRF sont des noms commerciaux ; le terme générique est DRV, débit de réfrigérant variable. Ces systèmes traitent plusieurs zones d’un bâtiment depuis un ou plusieurs groupes extérieurs : bureaux, surfaces de vente, concessions. Notre équipe dédiée à la climatisation les installe en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60).
Ce que nous installons
- groupes extérieurs à 2 tubes réversibles ou à 3 tubes à récupération d’énergie ;
- boîtiers de répartition et unités intérieures (cassettes, gainables, muraux, consoles) ;
- liaisons frigorifiques : brasure sous azote, tirage au vide, charge complémentaire, calorifugeage, condensats ;
- l’alimentation électrique des groupes : circuit dédié, protection et raccordement, que nous réalisons nous-mêmes ;
- le rétablissement du degré coupe-feu des parois traversées par les liaisons ;
- câblage du bus et régulateur centralisé ;
- passerelle de communication et régulation centralisée.
Nous assurons aussi la dépose de l’ancien matériel et la récupération du fluide, et nous reprenons ou étendons un réseau DRV posé par une autre entreprise. Nous réalisons le calcul des déperditions et, pour les unités gainables, le dimensionnement du réseau aéraulique. À la mise en service, nous constituons le livret CVC.
Pour éviter tout malentendu au devis : en dehors de l’alimentation des machines, nous ne prenons pas de travaux d’électricité de puissance — tableau général, éclairage, dépannage électrique. Nous ne proposons pas non plus de contrat d’entretien.
Le principe du débit variable

Le compresseur est à vitesse variable et chaque unité intérieure a son propre détendeur : le débit envoyé à chaque zone suit la demande. Le groupe travaille donc à charge partielle l’essentiel du temps, là où son rendement est le meilleur.
Deux tubes ou trois tubes ?
En 2 tubes, une ligne liquide et une ligne gaz : le basculement chaud-froid est global, par groupe extérieur. En 3 tubes, une ligne gaz basse pression s’y ajoute et des zones chauffent pendant que d’autres refroidissent, la chaleur extraite d’un côté étant réutilisée de l’autre. Le 3 tubes se justifie quand les besoins sont simultanés : surface de vente à refroidir pendant que les bureaux chauffent. Sur un bâtiment homogène, il ajoute des boîtiers et des points de fuite sans gain.
Le taux de foisonnement rapporte la puissance cumulée des unités intérieures à celle du groupe extérieur : certaines gammes acceptent jusqu’à 150 %. Le pari tient dans des bureaux cloisonnés, moins dans un magasin dont toutes les unités démarrent à l’ouverture. Selon les gammes, les réseaux atteignent environ 1 000 m de tuyauterie et de l’ordre de 90 m de dénivelé : la charge en fluide dépasse alors la charge d’usine.
Charge de fluide et volume des locaux : la NF EN 378
La NF EN 378-1+A1 d’octobre 2020, « Systèmes frigorifiques et pompes à chaleur — Exigences de sécurité et d’environnement — Partie 1 : exigences de base, définitions, classification et critères de choix », classe les fluides selon leur toxicité et leur inflammabilité, puis encadre la quantité admissible dans un local occupé selon son volume et sa ventilation : limite de concentration du fluide (RCL), indices QLMV et QLAV.
Sur un DRV, le réseau est commun et une fuite peut se vider dans n’importe quel local desservi : c’est le plus petit qui commande — bureau fermé, réserve, local technique. Cela se tranche à la conception : découpage du réseau en plusieurs circuits, éloignement des unités des plus petits locaux, détection de fuite et ventilation asservie. Ce découpage relève du bureau d’études : nous n’en réalisons pas l’étude. Nous mettons en œuvre ce qu’il a retenu et nous vérifions la charge réelle.
Fluides frigorigènes : F-Gas et traçabilité

Le règlement (UE) 2024/573 du 7 février 2024, dit F-Gas III, abroge le règlement (UE) n° 517/2014. Il réduit par étapes les quantités de gaz fluorés mises sur le marché et interdit, selon la catégorie d’équipement, les fluides à fort potentiel de réchauffement : le fluide retenu aujourd’hui conditionne la disponibilité de la recharge pendant toute la vie de l’installation. Il impose aussi au détenteur des contrôles d’étanchéité périodiques et un registre.
En droit français, ces obligations figurent aux articles R. 543-75 et suivants du code de l’environnement : attestation de capacité délivrée par un organisme agréé, fiche d’intervention (Cerfa 15497) remise au détenteur, déclaration annuelle des quantités de fluides à l’organisme qui a délivré l’attestation (article R. 543-100), transmise ensuite à l’ADEME. Probat Énergie détient cette attestation. Demandez que le devis nomme le fluide et son potentiel de réchauffement.
Entretien et inspection : le seuil de 12 kW n’existe plus
Beaucoup de cahiers des charges citent encore l’inspection des climatisations de plus de 12 kW. Ce dispositif est abrogé : le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020 l’a remplacé par deux régimes. Les arrêtés du 24 juillet 2020 en fixent le contenu, non la périodicité.
- De 4 kW à 70 kW de puissance nominale : entretien périodique, deux ans au maximum (article R. 224-44-3 du code de l’environnement). Il est réalisé à l’initiative de l’occupant, sauf stipulation contraire du bail ; pour un système collectif, à l’initiative du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires (article R. 224-44-1).
- Au-delà de 70 kW de puissance nominale utile : inspection périodique, cinq ans au maximum (article R. 224-45-2 du code de l’environnement), dix ans si le site est couvert par un système de management de l’énergie certifié NF EN ISO 50001. Elle est réalisée à l’initiative du propriétaire ou du syndicat de copropriété (article R. 224-45-1).
Les puissances ne s’apprécient pas groupe par groupe : elles se cumulent à l’échelle du bâtiment, pour un même propriétaire, en retenant pour chaque système réversible la plus élevée de ses puissances chaud et froid. Huit unités de 10 kW relèvent donc de l’inspection, et un système inspecté échappe à l’entretien.
Point utile ici : les systèmes techniques reliés à un système d’automatisation et de contrôle des bâtiments sont exemptés des contrôles et inspections des articles R. 224-31 à R. 224-41-3 et R. 224-45 à R. 224-45-9 du code de l’environnement (article R. 175-4 du code de la construction). Cette exemption suppose un véritable système d’automatisation et de contrôle, au sens des articles R. 175-1 et R. 175-3 du code de la construction : un simple report de points, et plus encore un contact sec, ne suffit pas. En contrepartie, ce système fait lui-même l’objet de vérifications périodiques, par un prestataire externe ou un personnel interne compétent (article R. 175-4). L’entretien de 4 kW à 70 kW, lui, reste dû, et nous ne le réalisons pas.
Ce que nous remettons
Pour l’installation du DRV :
- le schéma de raccordement ;
- le repérage et l’étiquetage des groupes, des unités et des organes de coupure.
- la liste des points remontés et pilotés, telle que programmée ;
- l’analyse fonctionnelle : plages horaires, consignes, limitations, report de défaut ;
- les essais point par point, vérifiés sur site.
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