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Articles du cocon « Électricité tertiaire et sûreté ». Étiquette technique : relie les articles à leur page pilier.

  • Vidéosurveillance au travail : les réponses de la CNIL

    Vidéosurveillance au travail : les réponses de la CNIL

    La vidéosurveillance en entreprise est autorisée, mais encadrée : certains lieux restent interdits aux caméras, les salariés et leurs représentants doivent en être informés avant la mise en service, et les images ne se conservent pas indéfiniment. Voici ce que la CNIL en dit pour une entreprise qui filme ses propres locaux, hors espace ouvert au public.

    Où filmer, et où c’est interdit ?

    Une caméra en entreprise doit répondre à une finalité précise, le plus souvent la sécurité des biens et des personnes. Cette finalité limite elle-même les lieux filmables : elle ne justifie ni une surveillance permanente des salariés, ni un accès aux espaces les plus intimes de la vie au travail.

    LieuVidéosurveillance
    Entrées, issues, zones de stockage sensiblesAutorisée, si elle répond à un objectif de sécurité
    Poste de travail, en continuInterdite, sauf exception strictement justifiée (manipulation de fonds, poste exposé à un risque particulier)
    Toilettes, vestiaires, salles de pauseInterdite
    Locaux syndicaux et zones d’exercice du droit de représentationInterdite

    Ces restrictions figurent dans la page de référence de la CNIL sur la vidéosurveillance au travail. Dans le cadre d’une installation électrique courant faible, Probat Énergie pose et dimensionne les caméras demandées ; le choix des zones filmées, lui, relève de cette analyse préalable, que l’entreprise doit mener avant la commande.

    Qui informer avant d’allumer les caméras ?

    Le code du travail impose une information préalable, individuelle, de chaque salarié : l’article L1222-4 dispose qu’aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à sa connaissance. En pratique, cela passe par une note, un affichage ou une mention au règlement intérieur, complétés par une signalétique visible dans les zones filmées, avant la mise en service des caméras.

    Lorsqu’un comité social et économique (CSE) existe, l’article L2312-38 impose une seconde étape : le comité est informé et consulté avant la décision de mettre en œuvre le dispositif, pas après son installation. Omettre cette consultation n’est pas qu’une formalité : une entreprise qui filme ses salariés sans les en avoir informés au préalable s’expose à voir les images écartées comme preuve, en cas de litige.

    À retenir : ce que la loi impose : l’information préalable de chaque salarié (L1222-4) et, si un CSE existe, sa consultation avant la mise en œuvre (L2312-38). Ce qui dépend du bâtiment : le nombre et l’emplacement des caméras, décidés avec le prestataire qui les pose. Ce que Probat Énergie recommande : mener ces démarches d’information dès la phase de dimensionnement, avant la pose, pas après.

    Combien de temps conserver les images ?

    La CNIL retient un principe de conservation courte : un mois au maximum, et souvent quelques jours suffisent en pratique, le temps de constater un éventuel incident. La durée ne doit pas être fixée en fonction de la seule capacité de stockage de l’enregistreur ; lorsque c’est techniquement possible, elle doit être paramétrée dans le système lui-même, pas laissée à la discrétion de qui consulte les images.

    En cas d’incident nécessitant une procédure disciplinaire ou pénale, les images concernées peuvent être extraites du dispositif et conservées plus longtemps que la durée courante, à condition de consigner cette extraction dans un registre dédié. C’est l’exception à la règle de conservation courte, pas la règle elle-même.

    Registre ou autorisation préfectorale ?

    Depuis l’entrée en application du RGPD, une entreprise qui filme ses propres locaux n’a plus, dans la plupart des cas, à déclarer son dispositif à la CNIL. Elle doit en revanche documenter le traitement dans son registre interne : finalité, zones filmées, durée de conservation, personnes habilitées à consulter les images, mesures de sécurité retenues.

    Ce registre suffit tant que les caméras ne filment que des lieux non ouverts au public : bureaux, ateliers, entrepôt sans zone d’accueil. Dès qu’un espace accessible au public entre dans le champ des caméras (accueil, zone de vente), un régime différent s’applique, avec une autorisation délivrée par le préfet après avis de la commission compétente, pour une durée généralement renouvelable. Une entreprise strictement professionnelle, sans accueil de public, n’est pas concernée par ce second régime.

    Une analyse d’impact (AIPD) est-elle nécessaire ?

    Le RGPD impose une analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) pour les traitements susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les droits des personnes filmées. La CNIL tient à jour une liste des traitements concernés : en cas de doute sur un dispositif de vidéosurveillance particulier, il convient de la consulter, ou de s’appuyer sur un délégué à la protection des données, avant la mise en service.

    Ce travail d’analyse ne fait pas partie de ce que pose Probat Énergie : nous installons et dimensionnons les caméras demandées, sans rédiger l’AIPD ni le registre de traitement, qui relèvent de votre responsabilité ou de celle de votre délégué à la protection des données. Le même encadrement s’applique à un contrôle d’accès par badge dès lors qu’il enregistre des données sur les salariés.

    Questions fréquentes

    Peut-on filmer un salarié en continu à son poste de travail ?

    Non, sauf exception strictement justifiée, comme la manipulation de fonds ou un poste exposé à un risque particulier. Une surveillance permanente et généralisée des salariés ne correspond pas à la finalité de sécurité qui justifie la vidéosurveillance.

    Faut-il l’accord des salariés avant d’installer des caméras ?

    La loi n’exige pas leur accord individuel, mais leur information préalable (article L1222-4 du code du travail), ainsi que la consultation du comité social et économique quand il existe (article L2312-38), avant la mise en service du dispositif.

    Les images filmées peuvent-elles servir de preuve en cas de litige ?

    Oui, si le dispositif respecte les règles d’information et de finalité décrites ci-dessus. Des images issues d’un système installé sans en informer les salariés au préalable risquent, à l’inverse, d’être écartées comme moyen de preuve.

    Une entreprise sans accueil du public doit-elle demander une autorisation au préfet ?

    Non. Ce régime d’autorisation concerne les lieux ouverts au public. Une entreprise qui filme seulement ses propres locaux, sans accueillir de public, tient un registre de traitement RGPD, mais ne sollicite pas le préfet.

    Qui peut avoir accès aux images enregistrées ?

    Seules les personnes habilitées et désignées pour cette tâche, dans des conditions garantissant la sécurité des images contre tout accès non autorisé. Cette liste de personnes habilitées figure dans le registre de traitement de l’entreprise.

    Un projet de vidéosurveillance ou de contrôle d’accès ?

    Vous gérez un site professionnel en Île-de-France ou dans l’Oise ? Décrivez-nous votre installation, nous vous répondons après visite.

  • Courant fort et courant faible dans un bâtiment tertiaire

    Courant fort, courant faible : ces deux expressions reviennent sur tous les chantiers tertiaires. Elles désignent deux familles de circuits qui cohabitent dans le même bâtiment, mais qui n’ont ni la même fonction ni les mêmes règles de pose.

    Le courant fort : l’énergie du bâtiment

    Le courant fort transporte de l’énergie. Il alimente tout ce qui consomme de la puissance dans un bâtiment tertiaire :

    • le tableau général basse tension (TGBT) et les tableaux divisionnaires, qui distribuent et protègent les circuits ;
    • les prises de courant des postes de travail ;
    • l’éclairage ;
    • le chauffage, la climatisation et la ventilation ;
    • les ascenseurs, les cuisines et les équipements de production ;
    • les bornes de recharge pour véhicules électriques.

    Dans un bureau ou un magasin, ces circuits sont le plus souvent en basse tension : 230 V en monophasé, 400 V en triphasé.

    Le courant faible : l’information du bâtiment

    Le courant faible transporte de l’information : des données, des commandes, des mesures, des alarmes. Les puissances en jeu sont faibles. Dans un bâtiment tertiaire, on y trouve :

    • le réseau informatique (câblage structuré, prises RJ45, bornes Wi-Fi) et les baies qui le regroupent ;
    • la téléphonie ;
    • le contrôle d’accès, la vidéoprotection et la détection incendie ;
    • la GTB (gestion technique du bâtiment) : capteurs, compteurs communicants, contrôleurs et bus de communication, comme le RS-485 (Modbus RTU, BACnet MS/TP) ou Ethernet (Modbus TCP, BACnet/IP).

    Une affaire de fonction plus que de tension

    « Courant fort » et « courant faible » sont des termes de métier. Le code du travail, lui, classe les installations électriques par domaines de tension :

    • très basse tension (TBT) : jusqu’à 50 V en courant alternatif ou 120 V en courant continu lisse ;
    • basse tension (BT) : au-delà, jusqu’à 1 000 V en alternatif ou 1 500 V en continu lisse ;
    • haute tension (HTA, puis HTB) : au-delà de ces valeurs.

    Les circuits de courant faible fonctionnent le plus souvent en très basse tension. Mais la frontière tient surtout à l’usage : un circuit de courant faible transmet un signal, un circuit de courant fort alimente un équipement.

    CritèreCourant fortCourant faible
    RôleTransporter l’énergieTransporter l’information
    ExemplesTableaux, prises, éclairage, chauffage et climatisation, bornes de rechargeRéseau informatique, téléphonie, contrôle d’accès, GTB
    Tension usuelleBasse tension (230 V ou 400 V)Le plus souvent très basse tension
    SupportsCâbles d’énergiePaires torsadées, câbles de données, fibre optique

    Source : Légifrance, code du travail, article R4226-2 (domaines de tension).

    Pourquoi les séparer sur un chantier

    Un câble d’énergie crée un champ électromagnétique. Posé trop près d’un câble de données, il peut provoquer des erreurs de transmission, des coupures de communication ou des mesures faussées. Sur un bus de GTB, cela se traduit par des équipements qui ne répondent plus ou par des valeurs incohérentes.

    Les deux familles de câbles circulent donc dans des chemins de câbles séparés ou cloisonnés, et se croisent de préférence à angle droit. La norme NF EN 50174-2 fixe les règles de séparation entre le câblage informatique et le câblage d’énergie : la distance dépend notamment du type de câbles et du nombre de circuits d’énergie.

    Pour un bus RS-485, on utilise une paire torsadée, souvent blindée, avec une terminaison de ligne à chaque extrémité du bus.

    Sources : norme NF EN 50174-2 (installation du câblage à l’intérieur des bâtiments, publiée par l’AFNOR) ; Modbus Organization, « Modbus over Serial Line ».

    Dans une armoire de GTB, les deux se rencontrent

    Une armoire de GTB illustre bien cette cohabitation. Le courant fort y arrive pour alimenter l’armoire et ses protections. Le courant faible en repart : alimentation des contrôleurs en très basse tension (souvent 24 V), entrées et sorties, bus vers les compteurs et vers les équipements de chauffage ou de climatisation.

    Une borne de recharge suit souvent la même logique : une alimentation de puissance d’un côté, une liaison de communication pour la supervision de l’autre. L’intégrateur GTB doit donc maîtriser les deux, car la qualité du câblage conditionne la fiabilité des communications.

    Ce que fait Probat Énergie

    Pour les professionnels, en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60), nous réalisons des travaux de courant faible, de baies informatiques et de bornes de recharge.

    Pour la GTB et la GTC, nous prenons en charge, partout en France, la fourniture du matériel, la pose, le câblage des armoires et des bus, la programmation et la mise en service.

    Un projet de câblage ou de GTB ?

    Décrivez-nous votre bâtiment et vos besoins.