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Nos articles sur la gestion technique du bâtiment, le décret BACS et les installations électriques en tertiaire.

  • Décret BACS : comment calculer la puissance de 70 kW ?

    Décret BACS : comment calculer la puissance de 70 kW ?

    Le décret BACS concerne les bâtiments où s’exerce une activité tertiaire dès que la puissance nominale utile de leurs équipements de chauffage, ou celle de leurs équipements de climatisation, dépasse 70 kW. Les deux seuils se calculent séparément : chaud et froid ne s’additionnent pas. Les équipements de secours et les appareils mobiles sont exclus, l’eau chaude sanitaire aussi, sauf production mixte. Voici la méthode du ministère, avec trois exemples chiffrés.

    Quels équipements compter ?

    Le décompte porte sur l’ensemble des équipements de production de chaleur ou de froid d’un même bâtiment, qu’ils soient centralisés dans une chaufferie ou répartis dans les locaux : chaudières, pompes à chaleur, groupes froids, climatiseurs, mais aussi convecteurs, panneaux rayonnants et batteries électriques des centrales de traitement d’air. On additionne la puissance nominale utile de chaque appareil, c’est-à-dire la puissance maximale qu’il peut fournir, telle que déclarée par le fabricant. Pour une machine thermodynamique, ce sont les puissances calorifique et frigorifique déclarées dans les conditions d’essai de la norme EN 14511.

    Un équipement de secours sort du calcul. Le ministère le définit précisément : un appareil normalement à l’arrêt, destiné à remplacer un équipement momentanément indisponible, qui n’apparaît pas dans la cascade de régulation et ne peut démarrer qu’après un défaut du système principal. Avec trois chaudières identiques dont une répond à cette définition, la puissance retenue est au maximum les deux tiers du total installé. En revanche, si la régulation peut appeler deux chaudières en même temps, aucune n’est un secours : leurs puissances s’additionnent. Les appareils mobiles (climatiseur ou radiateur d’appoint) sont eux aussi exclus.

    Chauffage et climatisation : deux totaux séparés

    La puissance du chauffage ne s’ajoute pas à celle de la climatisation. Le ministère l’écrit sans ambiguïté : le seuil d’assujettissement se détermine d’un côté pour le chaud, de l’autre pour le froid. Un bâtiment qui a 60 kW de chauffage et 60 kW de climatisation n’est donc pas concerné, même si le total atteint 120 kW.

    Cas de la pompe à chaleur réversible : sa puissance en chaud s’ajoute aux autres puissances de chauffage du bâtiment, et sa puissance en froid aux autres puissances de climatisation. L’exemple officiel : une pompe à chaleur de 10 kW en chaud et 8 kW en froid, avec une chaudière de 25 kW, donne 35 kW en chaud et 8 kW en froid.

    À retenir : faites deux additions distinctes, l’une pour le chaud, l’autre pour le froid, et comparez chacune au seuil de 70 kW. Il suffit que l’une des deux le dépasse pour que le bâtiment soit concerné.

    Chauffage électrique, auxiliaires et eau chaude sanitaire

    Le chauffage électrique direct compte : pour des convecteurs, des panneaux rayonnants ou la batterie électrique d’une centrale de traitement d’air, la puissance retenue est la puissance électrique maximale de l’appareil, qui est aussi la chaleur qu’il produit. Elle s’additionne aux autres équipements de chauffage du bâtiment.

    À l’inverse, la puissance électrique des pompes de circulation et des ventilateurs n’entre pas dans le calcul : ces auxiliaires distribuent la chaleur ou le froid, ils ne les produisent pas. Dans une centrale de traitement d’air, on compte donc la batterie électrique de chauffage, mais pas les ventilateurs.

    Un préparateur dédié exclusivement à l’eau chaude sanitaire, même alimenté au gaz, ne compte pas dans le seuil, car le décret ne vise que le chauffage et la climatisation. Un appareil qui produit à la fois le chauffage et l’eau chaude sanitaire compte en revanche pour toute sa puissance. Exclue du seuil, la production d’eau chaude sanitaire reste un système technique dont le raccordement à la GTB devra être étudié si le bâtiment est assujetti.

    Réseau de chaleur ou de froid, et site de plusieurs bâtiments

    Pour un bâtiment raccordé à un réseau de chaleur ou de froid urbain, ce ne sont ni les chaufferies du réseau ni les émetteurs qui comptent : l’assujettissement dépend de la puissance calorifique de l’échangeur primaire de livraison, la sous-station. Si deux bâtiments d’un même site sont livrés par un seul échangeur de 300 kW, les deux sont assujettis, même si l’un d’eux dispose de sa propre sous-station alimentée par cet échangeur.

    Même logique pour une production centralisée commune à plusieurs bâtiments d’un site : on additionne la puissance de l’installation collective et celle des éventuels équipements propres à chaque bâtiment. Trois bâtiments desservis par une chaufferie de 150 kW sont chacun évalués sur 150 kW, pas sur 50 kW. Un patrimoine de plusieurs constructions reliées à une même production doit donc être regardé dans son ensemble.

    Des équipements installés par vos locataires

    Dans un bâtiment occupé par plusieurs entreprises, chacune propriétaire de ses équipements, on additionne les puissances de chauffage de tous les propriétaires entre elles, puis celles de climatisation entre elles, même si les appareils ne sont pas raccordés au même réseau. Si l’une des deux sommes dépasse 70 kW, chaque propriétaire doit raccorder ses équipements à une GTB. Des systèmes entièrement indépendants, qui ne desservent ni les mêmes zones ni les mêmes usages, peuvent avoir chacun leur GTB ; des systèmes qui se recoupent doivent partager une GTB ou, au minimum, communiquer entre eux.

    Savoir qui est propriétaire d’un équipement posé par un locataire dépend du bail : voir GTB en local loué : bailleur ou locataire, qui est responsable ?

    Trois exemples chiffrés

    SituationCalculBâtiment concerné ?
    Trois chaudières de 25 kW, dont une répond à la définition du secours25 + 25 = 50 kW retenus. Sans secours avéré, 75 kW.Non avec le secours avéré ; oui sinon
    Deux chaudières de 40 kW que la régulation peut appeler ensemble, plus une climatisation de 45 kWChaud : 40 + 40 = 80 kW. Froid : 45 kW. Deux totaux distincts.Oui, par le chaud. La climatisation ne déclenche pas l’obligation à elle seule, mais son raccordement à la GTB devra être étudié.
    Bâtiment loué à trois enseignes, chacune propriétaire de sa climatisation de 30 kW30 + 30 + 30 = 90 kW de climatisationOui : chaque propriétaire raccorde ses équipements

    Être concerné ne veut pas dire être en retard. L’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2025 au-delà de 290 kW ; entre 70 et 290 kW, pour un bâtiment existant, elle s’applique au renouvellement du système de chauffage ou de climatisation et au plus tard le 1er janvier 2030. Voir l’échéance de 2030.

    Une fois le bâtiment concerné, la GTB doit relier le chauffage ou la climatisation qui dépasse le seuil, et le raccordement des autres systèmes techniques doit être étudié : dans un bâtiment existant, ils sont raccordés lorsque c’est rentable en moins de dix ans. Ces exemples suivent la méthode du ministère ; ils ne remplacent pas un relevé sur site, qui vérifie la puissance déclarée de chaque appareil et le fonctionnement réel des secours.

    Questions fréquentes

    Une chaudière de secours compte-t-elle dans le calcul ?

    Non, si elle est normalement à l’arrêt, hors de la cascade de régulation, et ne démarre qu’après un défaut du système principal. Une chaudière que la régulation peut appeler en complément des autres n’est pas un secours, même si elle fonctionne rarement.

    Une pompe à chaleur réversible compte-t-elle pour le chaud et pour le froid ?

    Oui : sa puissance en chaud s’ajoute au total chauffage, sa puissance en froid au total climatisation, et les deux totaux restent comparés séparément au seuil de 70 kW.

    La puissance retenue est-elle électrique ou thermique ?

    On retient la puissance que l’appareil fournit en chaleur ou en froid. Pour une chaudière ou une pompe à chaleur, ce n’est pas sa consommation électrique. Pour un chauffage électrique direct (convecteurs, batterie électrique d’une centrale de traitement d’air), c’est sa puissance électrique maximale, qui compte dans le total chauffage. Seuls les auxiliaires, pompes et ventilateurs, sont écartés.

    Qui doit faire ce calcul ?

    Le décret ne désigne pas de professionnel pour ce décompte. En pratique, il faut rassembler les fiches techniques de chaque équipement et trancher les cas de secours, d’usage mixte ou de réseau de chaleur : un relevé sur place lève ces doutes.

    Vous voulez savoir si votre bâtiment est concerné ?

    Décrivez-nous votre installation ; nous établissons le décompte de puissance après visite.

  • GTB en local loué : bailleur ou locataire, qui est responsable ?

    GTB en local loué : bailleur ou locataire, qui est responsable ?

    Dans un local loué, la GTB n’appartient pas toujours à celui qui possède les murs. Le décret BACS fait porter l’obligation d’installer une GTB sur le propriétaire du système de chauffage ou de climatisation, pas sur le propriétaire de l’immeuble : dans un bail commercial, ce peut donc être le locataire. Et pour l’inspection périodique comme pour les données, c’est le propriétaire de la GTB elle-même qui est visé. Voici ce que disent les textes, et ce que le bail doit préciser.

    Ce que retient le décret BACS : le propriétaire du système, pas de l’immeuble

    L’article R175-2 du code de la construction et de l’habitation fait peser l’obligation d’installer un système d’automatisation et de contrôle (une GTB) sur « le ou les propriétaires des systèmes de chauffage ou de climatisation » dont la puissance nominale utile dépasse 70 kW. Le texte vise le propriétaire de l’équipement technique, pas nécessairement celui qui possède les murs. Le calendrier dépend de la puissance : l’échéance était le 1er janvier 2025 au-delà de 290 kW, elle est fixée au 1er janvier 2030 entre 70 et 290 kW pour les bâtiments existants. Les seuils, les fonctions attendues et les échéances sont détaillés dans notre article de référence sur le décret BACS et sur la page consacrée à l’échéance 2030.

    Dans la majorité des baux commerciaux, le bailleur reste propriétaire des équipements de chauffage et de climatisation de l’immeuble : l’obligation lui revient alors. Mais une enseigne, une concession ou une entreprise peut avoir fait poser son propre système dans les locaux qu’elle occupe. La question devient alors : à qui appartient cet équipement ?

    Un équipement posé par le locataire : c’est le bail qui dit à qui il appartient

    Avoir payé l’équipement ne suffit pas à en être propriétaire. Dans un bail commercial, le sort des installations et aménagements réalisés par le preneur dépend d’abord de la clause du bail qui traite de l’accession : selon sa rédaction, l’équipement reste au locataire pendant toute la durée du bail, ou devient la propriété du bailleur, parfois dès la pose, parfois seulement en fin de bail ou en fin de jouissance. À défaut de clause, ce sont les règles du code civil sur l’accession qui s’appliquent, et leur lecture dépend des circonstances.

    C’est donc le propriétaire au sens du bail qui est assujetti au décret BACS pour cet équipement. Lorsque le locataire en est propriétaire, l’obligation d’installer une GTB lui incombe, même si le bâtiment appartient à un tiers. Lorsque la clause fait remonter la propriété au bailleur, c’est lui qui la porte, même s’il n’a pas financé le matériel. En cas de doute, faites préciser le point par écrit plutôt que de le déduire.

    Plusieurs propriétaires dans le même bâtiment

    Le décret lui-même ne traite pas de ce cas ; c’est le ministère qui le précise. Selon sa FAQ BACS 05, quand plusieurs propriétaires de systèmes techniques occupent un même bâtiment, on additionne les puissances thermiques ou frigorifiques de l’ensemble des équipements pour apprécier le seuil. Si la somme dépasse le seuil, chaque propriétaire doit raccorder ses propres équipements à une GTB. Des systèmes entièrement indépendants, qui ne desservent ni les mêmes zones ni les mêmes usages, peuvent avoir chacun leur GTB ; des systèmes interdépendants doivent partager une GTB ou, au minimum, communiquer entre eux.

    Le guide d’application ajoute une précision pour la copropriété : lorsqu’une GTB est commune aux lots de plusieurs propriétaires, son inspection périodique incombe au syndicat des copropriétaires. Un gestionnaire de patrimoine qui loue à plusieurs enseignes doit donc regarder l’ensemble du bâtiment, pas seulement son propre parc d’équipements.

    Deux propriétaires peuvent coexister : celui du chauffage et celui de la GTB

    Le décret distingue deux objets. Le propriétaire du système de chauffage ou de climatisation doit faire installer la GTB. Le propriétaire de la GTB elle-même fait réaliser son inspection périodique, conserve les données et forme l’exploitant. Ce sont souvent les mêmes personnes, mais pas toujours dans un local loué : le bailleur peut posséder une GTB à laquelle sont raccordés des équipements du preneur, ou l’inverse. Le bail doit dire à qui appartient la GTB.

    L’inspection périodique (article R175-5-1) est réalisée à l’initiative du propriétaire de la GTB, et non du propriétaire de l’immeuble : au plus tard tous les cinq ans, et dans les deux ans qui suivent l’installation ou le remplacement de la GTB ou d’un équipement qui y est raccordé. Pour un locataire qui vient de faire poser son propre système, la première échéance arrive donc vite. Voir notre page sur l’inspection périodique et notre offre de mise en conformité au décret BACS.

    Les données de production et de consommation appartiennent au propriétaire de la GTB (article R175-3), qui n’est pas toujours le propriétaire du chauffage ou de la climatisation. Selon le guide du ministère, il doit les transmettre aux exploitants des systèmes techniques et, à sa demande, au gestionnaire du bâtiment ; le guide recommande aussi de les transmettre au preneur à bail, notamment pour ses déclarations dans le cadre du dispositif Éco Énergie Tertiaire, sans en faire une obligation du décret. Voir notre page sur le décret tertiaire.

    Le suivi quotidien de l’installation reste une question distincte de la propriété : notre offre de maintenance GTB couvre la surveillance et le dépannage de la GTB pour le compte de celui qui nous mandate, bailleur ou preneur.

    L’annexe environnementale : l’endroit où le bail répartit les rôles

    Le décret BACS ne prévoit aucune répartition contractuelle entre bailleur et preneur : c’est le bail qui en décide. Pour les locaux de bureaux ou de commerces de plus de 2 000 m², la loi impose déjà un cadre : l’annexe environnementale (article L125-9 du code de l’environnement), obligatoire pour tout bail conclu ou renouvelé depuis le 1er janvier 2012 et pour tous les baux en cours depuis le 14 juillet 2013. Son contenu est fixé aux articles D174-19 à D174-21 du code de la construction et de l’habitation.

    • Le bailleur y indique la liste et les caractéristiques énergétiques des équipements du bâtiment, ainsi que les consommations dont il a l’exploitation.
    • Le preneur y indique de même les équipements qu’il a lui-même installés dans les locaux loués, et ses propres consommations.
    • Les deux parties établissent ensuite un bilan périodique de la performance énergétique du bâtiment et s’engagent sur un programme d’amélioration commun.

    Cette annexe est l’endroit naturel pour écrire qui est propriétaire de chaque équipement, qui installe, qui fait inspecter et qui transmet les données de la GTB. L’article L125-9 prévoit d’ailleurs que preneur et bailleur se communiquent mutuellement toutes informations utiles sur les consommations énergétiques des locaux. En dessous de 2 000 m², la même répartition peut être organisée dans le bail, à titre volontaire.

    Ce qu’il faut retenir

    En bref : le décret BACS retient le propriétaire du système de chauffage ou de climatisation pour l’installation, et le propriétaire de la GTB pour l’inspection et les données. Vérifiez dans le bail qui est propriétaire de chaque équipement et de la GTB, puis utilisez l’annexe environnementale, ou une clause du bail, pour écrire qui installe, qui fait inspecter et qui transmet les données.

    Sur un patrimoine loué à plusieurs enseignes, harmoniser les mesures et les alarmes remontées par chaque GTB simplifie ce dialogue : voir notre page GTB multisite.

    Questions fréquentes

    Que se passe-t-il si le bail ne dit rien ?

    Le décret s’applique quand même : l’obligation pèse sur le propriétaire du système au sens du droit commun. Faute de clause, la propriété d’un équipement posé par le preneur s’apprécie selon les règles du code civil sur l’accession, dont la lecture dépend des circonstances. Le plus sûr est de faire préciser le point dans un avenant, avant l’échéance.

    Le locataire peut-il poser une GTB sans l’accord du bailleur ?

    Le bail fixe presque toujours les travaux que le preneur peut réaliser seul et ceux qui exigent l’accord écrit du bailleur. Une GTB raccordée à des équipements de l’immeuble relève en pratique du second cas. Demandez l’accord par écrit et faites préciser à qui appartiendra l’installation pendant et après le bail.

    Le locataire peut-il obtenir les données de consommation ?

    Le guide du ministère le recommande sans en faire une obligation du décret : il invite le propriétaire de la GTB à transmettre les données au preneur, notamment pour ses déclarations Éco Énergie Tertiaire. Pour rendre ce droit opposable, inscrivez-le dans le bail : dans l’annexe environnementale au-delà de 2 000 m², dans une clause volontaire en dessous.

    Que vérifier au renouvellement du bail ?

    Quatre points : la liste des équipements de chauffage et de climatisation avec leur propriétaire ; le propriétaire de la GTB ; qui fait réaliser l’inspection périodique et conserve les rapports ; qui transmet les données et à qui. Si les locaux dépassent 2 000 m², mettez l’annexe environnementale à jour dans le même temps.

    Cet article présente la réglementation de façon simplifiée ; seuls les textes publiés au Journal officiel font foi, et la lecture d’un bail relève de votre conseil. Textes consultés en septembre 2026.

    Une GTB à installer, reprendre ou inspecter dans un local loué ?

    Décrivez-nous votre bâtiment et ses équipements ; nous vous répondons après visite.

  • Bâtiment connecté ou bâtiment intelligent : quelle différence ?

    Bâtiment connecté, bâtiment intelligent, smart building : ces mots sont souvent employés l’un pour l’autre. Pour un responsable technique, la nuance compte, car un bâtiment peut être très connecté sans être intelligent.

    Le bâtiment connecté : des équipements qui communiquent

    Un bâtiment est dit connecté lorsque ses équipements transmettent des données ou se commandent à distance : climatisations pilotables depuis une application, compteurs communicants, capteurs de température ou de qualité de l’air.

    Mais chaque équipement arrive souvent avec son application et ses propres réglages : les données restent dispersées, sans vue d’ensemble. La climatisation peut alors tourner dans une salle vide.

    Le bâtiment intelligent : des équipements qui agissent ensemble

    Un bâtiment intelligent va plus loin : ses systèmes techniques obéissent à des règles communes. Les horaires d’occupation, les consignes de température ou la présence pilotent ensemble le chauffage, la climatisation, la ventilation et l’éclairage. Les consommations sont mesurées et analysées, et une dérive déclenche une alerte.

    L’intelligence ne vient donc pas du nombre d’objets connectés, mais de la façon dont ils sont reliés, programmés et suivis.

    La GTB, cœur du bâtiment intelligent

    Cette coordination est le rôle de la GTB (gestion technique du bâtiment). Selon la FAQ du ministère sur le décret BACS, un système d’automatisation et de contrôle des bâtiments (BACS) et un système de GTB sont « deux appellations équivalentes ». Le système de GTB sert à surveiller, réguler, superviser et suivre les consommations d’énergie.

    Le décret BACS impose ce type de système dans les bâtiments où s’exercent des activités tertiaires, lorsque leur système de chauffage ou de climatisation dépasse 70 kW de puissance nominale utile. Pour les bâtiments existants, l’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2025 au-delà de 290 kW, et au plus tard le 1er janvier 2030 au-delà de 70 kW, ou dès le renouvellement de ce système.

    Le système doit notamment suivre les consommations par zone fonctionnelle, au pas horaire, détecter les pertes d’efficacité et être interopérable.

    Et la GTC (gestion technique centralisée) ? Il n’en existe pas de définition réglementaire unique. Pour l’ANSSI, c’est « un sous-élément » de la GTB. Dans la pratique, elle centralise souvent un seul lot technique, par exemple le chauffage, la ventilation et la climatisation (CVC). Voir GTC : gestion technique centralisée et notre guide du décret BACS.

    Des protocoles ouverts pour que tout se parle

    Pour travailler ensemble, des équipements de marques différentes doivent partager une langue commune : un protocole. Un protocole ouvert repose sur une spécification publiée, accessible à tous les fabricants.

    • Modbus, en RTU sur liaison série RS-485 ou en TCP sur Ethernet, courant sur les compteurs et les équipements techniques ;
    • BACnet, en IP ou en MS/TP, conçu pour l’automatisation des bâtiments et normalisé (ISO 16484-5) ;
    • LoRaWAN, un réseau radio longue portée et basse consommation, pour ajouter des capteurs sans recâbler.

    Quand un équipement ne parle qu’un langage propre à son fabricant, une passerelle traduit ses données, par exemple vers Modbus ou BACnet. Choisir des équipements ouverts dès l’achat limite la dépendance à un seul fournisseur. En savoir plus : les protocoles GTB.

    Plus connecté, donc plus exposé : la cybersécurité

    Chaque équipement relié au réseau est une porte d’entrée possible. Dans son guide sur la GTB et la GTC, l’ANSSI note que ces équipements intègrent des protocoles « peu ou pas sécurisés par défaut », et que les communications sans fil augmentent très nettement leur exposition aux attaques. Parmi ses recommandations :

    • cloisonner le système de GTB des autres systèmes d’information, physiquement ou par VLAN ;
    • utiliser un tunnel VPN IPsec, avec une authentification robuste, pour l’accès distant à la GTB ;
    • utiliser un poste d’ingénierie dédié et sécurisé ;
    • sécuriser les protocoles Modbus et BACnet ;
    • durcir les passerelles protocolaires qui convertissent le RS-485 vers le réseau IP ;
    • privilégier des protocoles sécurisés pour les communications sans fil.

    Par où commencer ?

    1. Faire l’inventaire des équipements existants et de leurs protocoles.
    2. Définir ce que vous voulez piloter et suivre : horaires, consignes, alarmes, consommations.
    3. Privilégier des équipements et des passerelles aux protocoles ouverts.
    4. Prévoir dès le départ le réseau de la GTB et la sécurité de l’accès à distance.

    Probat Énergie installe et programme des GTB en Modbus, BACnet et LoRaWAN, partout en France. Pour le suivi à distance, nous utilisons les outils fournis avec les matériels installés : application du fabricant ou routeur 4G, selon les projets. Découvrez notre métier d’intégrateur GTB.

    Rendre votre bâtiment plus intelligent ?

    Parlez-nous de vos équipements et de vos objectifs.

  • Courant fort et courant faible dans un bâtiment tertiaire

    Courant fort, courant faible : ces deux expressions reviennent sur tous les chantiers tertiaires. Elles désignent deux familles de circuits qui cohabitent dans le même bâtiment, mais qui n’ont ni la même fonction ni les mêmes règles de pose.

    Le courant fort : l’énergie du bâtiment

    Le courant fort transporte de l’énergie. Il alimente tout ce qui consomme de la puissance dans un bâtiment tertiaire :

    • le tableau général basse tension (TGBT) et les tableaux divisionnaires, qui distribuent et protègent les circuits ;
    • les prises de courant des postes de travail ;
    • l’éclairage ;
    • le chauffage, la climatisation et la ventilation ;
    • les ascenseurs, les cuisines et les équipements de production ;
    • les bornes de recharge pour véhicules électriques.

    Dans un bureau ou un magasin, ces circuits sont le plus souvent en basse tension : 230 V en monophasé, 400 V en triphasé.

    Le courant faible : l’information du bâtiment

    Le courant faible transporte de l’information : des données, des commandes, des mesures, des alarmes. Les puissances en jeu sont faibles. Dans un bâtiment tertiaire, on y trouve :

    • le réseau informatique (câblage structuré, prises RJ45, bornes Wi-Fi) et les baies qui le regroupent ;
    • la téléphonie ;
    • le contrôle d’accès, la vidéoprotection et la détection incendie ;
    • la GTB (gestion technique du bâtiment) : capteurs, compteurs communicants, contrôleurs et bus de communication, comme le RS-485 (Modbus RTU, BACnet MS/TP) ou Ethernet (Modbus TCP, BACnet/IP).

    Une affaire de fonction plus que de tension

    « Courant fort » et « courant faible » sont des termes de métier. Le code du travail, lui, classe les installations électriques par domaines de tension :

    • très basse tension (TBT) : jusqu’à 50 V en courant alternatif ou 120 V en courant continu lisse ;
    • basse tension (BT) : au-delà, jusqu’à 1 000 V en alternatif ou 1 500 V en continu lisse ;
    • haute tension (HTA, puis HTB) : au-delà de ces valeurs.

    Les circuits de courant faible fonctionnent le plus souvent en très basse tension. Mais la frontière tient surtout à l’usage : un circuit de courant faible transmet un signal, un circuit de courant fort alimente un équipement.

    CritèreCourant fortCourant faible
    RôleTransporter l’énergieTransporter l’information
    ExemplesTableaux, prises, éclairage, chauffage et climatisation, bornes de rechargeRéseau informatique, téléphonie, contrôle d’accès, GTB
    Tension usuelleBasse tension (230 V ou 400 V)Le plus souvent très basse tension
    SupportsCâbles d’énergiePaires torsadées, câbles de données, fibre optique

    Source : Légifrance, code du travail, article R4226-2 (domaines de tension).

    Pourquoi les séparer sur un chantier

    Un câble d’énergie crée un champ électromagnétique. Posé trop près d’un câble de données, il peut provoquer des erreurs de transmission, des coupures de communication ou des mesures faussées. Sur un bus de GTB, cela se traduit par des équipements qui ne répondent plus ou par des valeurs incohérentes.

    Les deux familles de câbles circulent donc dans des chemins de câbles séparés ou cloisonnés, et se croisent de préférence à angle droit. La norme NF EN 50174-2 fixe les règles de séparation entre le câblage informatique et le câblage d’énergie : la distance dépend notamment du type de câbles et du nombre de circuits d’énergie.

    Pour un bus RS-485, on utilise une paire torsadée, souvent blindée, avec une terminaison de ligne à chaque extrémité du bus.

    Sources : norme NF EN 50174-2 (installation du câblage à l’intérieur des bâtiments, publiée par l’AFNOR) ; Modbus Organization, « Modbus over Serial Line ».

    Dans une armoire de GTB, les deux se rencontrent

    Une armoire de GTB illustre bien cette cohabitation. Le courant fort y arrive pour alimenter l’armoire et ses protections. Le courant faible en repart : alimentation des contrôleurs en très basse tension (souvent 24 V), entrées et sorties, bus vers les compteurs et vers les équipements de chauffage ou de climatisation.

    Une borne de recharge suit souvent la même logique : une alimentation de puissance d’un côté, une liaison de communication pour la supervision de l’autre. L’intégrateur GTB doit donc maîtriser les deux, car la qualité du câblage conditionne la fiabilité des communications.

    Ce que fait Probat Énergie

    Pour les professionnels, en Île-de-France (75, 92, 93, 95) et dans l’Oise (60), nous réalisons des travaux de courant faible, de baies informatiques et de bornes de recharge.

    Pour la GTB et la GTC, nous prenons en charge, partout en France, la fourniture du matériel, la pose, le câblage des armoires et des bus, la programmation et la mise en service.

    Un projet de câblage ou de GTB ?

    Décrivez-nous votre bâtiment et vos besoins.

  • Décret BACS : quelles obligations de GTB pour les bâtiments tertiaires ?

    Le décret BACS (de l’anglais Building Automation and Control Systems) oblige de nombreux bâtiments tertiaires à s’équiper d’un système d’automatisation et de contrôle, c’est-à-dire d’une GTB (gestion technique du bâtiment). Voici qui est concerné, le calendrier à retenir, ce que le système doit savoir faire, le niveau de performance attendu et ce qui est vérifié lors de l’inspection.

    Qu’est-ce que le décret BACS ?

    Le décret n° 2020-887 du 20 juillet 2020, dit « décret BACS », applique en France une directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments. Il a été complété par le décret n° 2023-259 du 7 avril 2023, puis son calendrier a été modifié par le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025. Ses règles figurent dans le code de la construction et de l’habitation (articles R175-1 et suivants).

    Son objectif : que les bâtiments tertiaires pilotent et suivent précisément leurs consommations d’énergie, pour repérer les pertes d’efficacité et agir dessus.

    Pour le ministère, « BACS » et « système de GTB » sont deux appellations équivalentes.

    Quels bâtiments sont concernés ?

    Le décret vise les bâtiments où s’exercent des activités tertiaires, marchandes ou non, y compris ceux qui appartiennent à des entreprises industrielles ou agricoles. Ils doivent être équipés d’un système de chauffage ou de climatisation, combiné ou non avec une ventilation, dont la puissance nominale utile dépasse un seuil : 290 kW ou 70 kW selon l’échéance.

    Bureaux, commerces, hôtels ou établissements d’enseignement peuvent donc être concernés. Pour un entrepôt, on vérifie au cas par cas, selon l’activité exercée et la puissance installée. Les bâtiments résidentiels ne sont pas visés.

    L’obligation pèse sur le ou les propriétaires des systèmes de chauffage ou de climatisation. Si plusieurs propriétaires de systèmes occupent un même bâtiment, on additionne les puissances de leurs équipements ; de même, plusieurs machines thermodynamiques d’un même bâtiment comptent comme un seul système. Pour un bâtiment raccordé à un réseau de chaleur ou de froid, on retient la puissance de la station d’échange.

    Le calendrier à retenir

    L’échéance des bâtiments existants de plus de 70 kW a été repoussée à 2030 : ce que change ce report.

    • Bâtiments existants au-delà de 290 kW : la GTB devait être installée au plus tard le 1er janvier 2025. L’obligation s’applique donc déjà.
    • Bâtiments existants au-delà de 70 kW : la GTB devient obligatoire lors du renouvellement du système de chauffage ou de climatisation, et au plus tard le 1er janvier 2030. Cette date limite, d’abord fixée au 1er janvier 2027, a été reportée par le décret du 26 décembre 2025.
    • Bâtiments neufs au-delà de 290 kW : obligation dès la construction, pour les permis de construire déposés à partir du 22 juillet 2021.
    • Bâtiments neufs au-delà de 70 kW : obligation dès la construction, pour les permis de construire déposés à partir du 9 avril 2024.

    La règle du renouvellement : dans un bâtiment existant de plus de 70 kW, le remplacement du chauffage ou de la climatisation déclenche l’obligation, sans attendre 2030.

    Un bâtiment dont le permis de construire a été déposé avant ces dates suit le calendrier des bâtiments existants.

    La dérogation, pour le neuf comme pour l’existant

    Le propriétaire peut être dispensé d’installer le système s’il produit une étude établissant que l’installation n’est pas réalisable avec un temps de retour sur investissement inférieur à dix ans. Cette dérogation existe pour les bâtiments existants comme pour les bâtiments neufs.

    Le calcul suit la méthode de l’arrêté du 7 avril 2023. Il repose notamment sur la moyenne des consommations des deux dernières années et sur au moins deux devis réels, dont le moins cher est retenu. Chaque devis porte une mention prévue par l’arrêté.

    Sans aller jusqu’à la dérogation, tous les systèmes ne sont pas forcément raccordés dans l’existant : on raccorde le chauffage ou la climatisation de plus de 70 kW, et les autres systèmes techniques lorsque leur raccordement est rentable en moins de dix ans. Dans le neuf, tous les systèmes techniques sont raccordés, sauf dérogation.

    Ce que doit faire le système

    Selon l’article R175-3 du code de la construction et de l’habitation, le système d’automatisation et de contrôle doit :

    • suivre, enregistrer et analyser en continu, par zone fonctionnelle et à un pas de temps horaire, les données de production et de consommation d’énergie des systèmes techniques du bâtiment, et ajuster ces systèmes en conséquence ;
    • conserver ces données à l’échelle mensuelle pendant cinq ans ;
    • situer l’efficacité énergétique du bâtiment par rapport à des valeurs de référence ;
    • détecter les pertes d’efficacité des systèmes techniques et informer l’exploitant des possibilités d’amélioration ;
    • être interopérable avec les différents systèmes techniques du bâtiment ;
    • permettre un arrêt manuel et la gestion autonome d’un ou plusieurs systèmes techniques : selon le guide officiel, les systèmes reliés doivent pouvoir continuer à fonctionner normalement si le système d’automatisation est arrêté.

    Une zone fonctionnelle regroupe des locaux aux usages homogènes, par exemple des bureaux d’un côté et un restaurant d’entreprise de l’autre. Les données appartiennent au propriétaire du système ; selon le guide officiel, il les transmet aux exploitants et, à sa demande, au gestionnaire du bâtiment, et il convient de les transmettre aussi au locataire, le cas échéant.

    Les systèmes techniques visés sont le chauffage, la climatisation, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage intégré (tout éclairage fixe du bâtiment) et la production d’électricité sur site, ou tout système qui en combine plusieurs.

    Pour l’interopérabilité, le guide officiel précise que les équipements doivent « pouvoir communiquer », grâce à des protocoles normalisés ou à des interfaces logicielles (API). Des protocoles normalisés comme BACnet ou Modbus facilitent cette communication entre des équipements de marques différentes. Voir notre page sur les protocoles GTB.

    Le code prévoit aussi des vérifications périodiques, encadrées par des consignes écrites remises au gestionnaire du système (article R175-4), et demande au propriétaire de veiller à ce que l’exploitant soit formé au fonctionnement du système, notamment à son paramétrage (article R175-5).

    Quelle classe de performance viser ?

    La norme NF EN ISO 52120-1 classe les systèmes d’automatisation selon leurs fonctions de régulation, d’automatisation et de gestion technique. Le guide officiel présente ainsi les quatre classes :

    • A : fonctions ayant une performance énergétique élevée ;
    • B : fonctions avancées ;
    • C : fonctions standards ;
    • D : fonctions inefficaces sur le plan énergétique.

    Le guide officiel (janvier 2026) présente la classe C de la norme NF EN ISO 52120-1 comme classe de référence. La FAQ BACS 18 du ministère précise toutefois que, pour respecter toutes les exigences du décret, la gestion des consignes (fonction 7.1) doit être de classe B, et la gestion des horaires (7.2) ainsi que le compte rendu des consommations d’énergie et des conditions intérieures (7.4) de classe A, ou équivalent.

    Le tableau officiel « Fonction BACS » marque ces trois fonctions « Imposée par le décret BACS ». Pour quelques autres fonctions, il indique la classe B ou la classe A avec la mention « À défaut de classe C » (ou « À défaut de classe C et B »). Une GTB « de classe C » ne suffit donc pas toujours.

    L’inspection périodique du système

    Selon le ministère, l’inspection périodique du système d’automatisation et de contrôle est obligatoire depuis le 1er janvier 2025. Elle est réalisée à l’initiative de son propriétaire (article R175-5-1 du code de la construction et de l’habitation). Elle a lieu :

    • au plus tard tous les 5 ans ;
    • dans les 2 ans qui suivent l’installation ou le remplacement du système, ou d’un système technique qui y est raccordé.

    Selon le guide officiel, les systèmes déjà en place à l’entrée en vigueur de l’arrêté du 7 avril 2023 devaient être inspectés une première fois avant le 1er janvier 2025. L’inspection comprend une visite sur site, installation en marche. Le rapport est remis au propriétaire au plus tard un mois après la visite, et le code prévoit qu’il le conserve dix ans.

    Le ministère recommande de la réaliser moins d’un an après la réception, pour pouvoir se retourner vers le prestataire en cas de malfaçon. Il estime aussi qu’il « peut être pertinent » de confier l’inspection à un tiers indépendant des fabricants et des installateurs. Probat Énergie réalise cette inspection, y compris sur des installations posées par d’autres entreprises.

    Lors de l’inspection, le ministère indique qu’il faut présenter :

    • l’architecture du système, qui fait apparaître les protocoles de communication utilisés, les systèmes pilotés et leur emplacement ;
    • l’analyse fonctionnelle du système ;
    • les listes de points raccordés ;
    • la feuille d’émargement attestant la formation du ou des gestionnaires.

    Le respect des exigences minimales de performance des fonctions de régulation est vérifié à cette occasion. Pour l’entretien courant de votre installation, voir notre page maintenance GTB.

    Décret BACS et décret tertiaire : deux obligations complémentaires

    Le décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire) concerne les bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles de bâtiments dont les activités tertiaires occupent au moins 1 000 m². Il impose à leurs propriétaires et, le cas échéant, à leurs locataires de réduire leur consommation d’énergie finale d’au moins 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010, ou d’atteindre un niveau de consommation fixé en valeur absolue pour leur catégorie d’activité.

    Les consommations de l’année précédente sont à déclarer chaque année sur la plateforme OPERAT, au plus tard le 30 septembre.

    Les deux textes n’ont pas le même critère : la puissance pour le décret BACS, la surface pour le décret tertiaire. Parmi les leviers d’action du décret tertiaire, le ministère cite les « dispositifs de contrôle et de gestion active » des équipements. Le guide officiel du décret BACS indique que son application peut contribuer à réduire les consommations et constitue un levier du plan d’actions. Une GTB conforme au décret BACS suit les consommations par zone fonctionnelle, les conserve et signale les pertes d’efficacité.

    Cet article décrit la réglementation. Si vous cherchez qui peut réaliser les travaux, voir notre offre de mise en conformité au décret BACS et l’inspection périodique.

    Cet article présente la réglementation de façon simplifiée ; seuls les textes publiés au Journal officiel font foi. Informations vérifiées en septembre 2026.

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